Accueil La lettre de Catherine Actu Yoga - juillet 2011

 ACTU YOGA, la lettre de Catherine – Juillet/Août 2011


Bonjour à tous,

 

Vacances, moment de partance vers un ailleurs plus calme, plus joyeux ou plus reposant...

«  Marcher, c’est te rencontrer à chaque instant, ô Compagnon de voyage !

C’est chanter au bruit de tes pas !

Celui que ton souffle a touché ne vogue pas à l’abri du rivage. Il déploie au vent une voile agitée

et navigue sur une eau tumultueuse.

Celui qui ouvre toute grande sa porte et en franchit le seuil reçoit ta salutation.

Il ne reste point à compter son gain ou s’apitoyer sur ses pertes ; les battements de son cœur

scandent sa marche, car tu chemine avec lui pas à pas, ô Compagnon de voyage ! Rabridranath

TAGORE (L’offrande lyrique)


Vacances, moments de départ : partir et le rencontrer à chaque pas, pourquoi
pas ?

Mais rester là, se poser, s’installer dans le silence et le repos, se laisser immerger dans la

douceur du stable, de l’ancré et le retrouver à chaque respiration, pourquoi pas aussi ?

Qu’importe donc, partir, rester, se déplacer, revenir, repartir, prendre le train,
l’avion, le vélo…

l’important, c’est la Présence que l’on peut sentir en toutes circonstances...

Alors, vos vacances, quelles soient dans le mouvement ou la pause, je vous les
souhaite riches et

emplies, dans la réalité de l’Existence, de la Conscience et de la Joie :

SAT, CHIT, ANANDA !!

Savourez le « festival de ce Monde » et soyez heureux ! Rendez-vous en
septembre.

 

A bientôt !

Catherine

 

Ces derniers temps, des événements forts ont fait la une des journaux : le bruissement médiatique s’est transformé en vacarme assourdissant, puis en fracas tonitruant :

Silence ! Taisez-vous ! Voilà ce que j’ai envie de « crier » !

Arrêtez de parler, de discuter, d’analyser, de contredire, de commenter, de disséquer les infos, de jaser, de médire, de supputer, de supposer, de révéler, de pinailler, d’argumenter , de chercher le dernier scoop… ARRETEZ !!! SILENCE !

A chaque fois que les infos s’emballent, que les journalistes et autres commentateurs s’agitent, une image me vient à l’esprit :

L’océan et les vagues pendant une tempête : en surface tout s’agite, les vagues viennent se fracasser sur la plage ou sur les rochers, l’écume frémit, les embruns se dispersent et la tempête explose. Mais si l’on pouvait plonger dans l’océan et descendre vers le fond, on pourrait constater que là, tout est calme, les bruits assourdissants des vagues nous parviennent de plus en plus étouffés et l’obscurité tranquille nous enveloppe peu à peu. …

Beaucoup de textes hindous reprennent cette image de l’océan et des vagues : ces vagues, c’est nous, notre personne manifestée dans ce monde avec nos souffrances, nos agitations, nos combats, notre cinéma mental, notre vie terrestre quoi ! Nous venons nous fracasser sur la plage, ballotés que nous sommes par les circonstances extérieures, par tout ce qui nous arrive : jusqu’au jour où nous réalisons que notre nature profonde, c’est l’eau, la même eau qui constitue l’océan…

Alors là, tout peut changer !

Cette eau tranquille du fond de la mer, c’est moi, fondamentalement, quelle découverte !

Alors, dans ce fracas du monde, dans cette agitation assourdissante, il s’agit de se tourner vers l’intérieur, de ressentir que, profondément, nous sommes de la même Nature que le Tout : en nous tout est calme, silencieux, joyeux et inaltérable !

 

«  En perdant conscience avec sa quiétude intérieure, c’est avec soi-même que l’on perd contact. En perdant contact avec soi-même, on se perd dans le monde.

Le sentiment le plus intime de soi, de son essence, est inséparable du calme intérieur.

C’est le JE SUIS, plus profond que le nom et la forme. » Eckart TOLLE – Quiétude.