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 ACTU YOGA, la lettre de Catherine – Novembre/Décembre 2011



Bonjour à tous,


Il y a quelques jours, une amie de Marseille me citait une phrase prononcée par un Maître :

 

«  La vie n’aime pas les équilibres malsains ; elle y envoie des tempêtes pour les détruire ».

 

Cette phrase en apparence simple et banale s’est engouffrée en moi comme une tempête salutaire, une pluie rafraichissante, un vent salvateur …Je me suis souvenue d’autres phrases prononcées par un de mes Maîtres, Jaya Sekhar, que j’ai très souvent traduit :

 

« l’Univers n’aime pas le déséquilibre, et si ce déséquilibre conduit au marasme, à la dégradation totale du dharma * il envoie un avatar de la Conscience divine pour restaurer l’équilibre et re-instituer le dharma. » Krishna, Jésus, Bouddha furent des avatars…

 

Nous avons vécu, nous vivons et vivrons encore des tempêtes, et l’Univers en a connu, en connaît malheureusement beaucoup en ces temps de kali yuga * et en connaîtra encore…

 

Finalement, l’Univers et nous sommes UN : ce qui est vécu à l’échelle cosmique et vécu par nous dans notre intimité personnelle et inversement ! ce constat justifie pleinement que nous soyons bienveillants à nos harmonies internes, que nous n’ayons de cesse de les rétablir si elles sont perturbées, mais il prêche aussi en faveur de l’écologie, de la simplicité, du respect total du vivant ; veillons donc à notre harmonie, notre équilibre, notre « alignement ».

 

Les tempêtes à l’échelle de l’Univers, et celles de notre propre mental doivent ainsi nous alerter et nous faire comprendre que ce qui est à l’œuvre, c’est une formidable entreprise de « restauration », un appel à la vigilance et à la bienveillance.

 

Oui, nous ne sommes pas séparés ! Et cela fait du bien de s’en rendre compte, du plus profond de nous-mêmes .. .

 

« C’est l’angoisse de la séparation qui s’épand par le monde et donne naissance à des formes sans nombre dans le ciel infini…. C’est cette envahissante peine qui s’épaissit en amours et désirs, en souffrances et en joies dans les demeures humaines, et de mon cœur de poète, c’est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons » Rabindranath TAGORE 

 

Bonne fin d’année, et très Beau Noël à tous !!! OM SHANTI !!!


Catherine

 

  • Dharma = devoir essentiel d’un individu, ce qui est juste de faire pour lui à un moment donné, en accord avec la Volonté Divine. Il existe un dharma individuel et un dharma collectif.

 

  • Kali yuga : l’ère de Kali ; Kali, la déesse de la destruction, de la mort. Nous sommes d’après les écritures hindoues dans l’ère de Kali , ère de destruction, de décadence et de mort.
 

Silence ! Taisez-vous ! Voilà ce que j’ai envie de « crier » !

Arrêtez de parler, de discuter, d’analyser, de contredire, de commenter, de disséquer les infos, de jaser, de médire, de supputer, de supposer, de révéler, de pinailler, d’argumenter , de chercher le dernier scoop… ARRETEZ !!! SILENCE !

A chaque fois que les infos s’emballent, que les journalistes et autres commentateurs s’agitent, une image me vient à l’esprit :

L’océan et les vagues pendant une tempête : en surface tout s’agite, les vagues viennent se fracasser sur la plage ou sur les rochers, l’écume frémit, les embruns se dispersent et la tempête explose. Mais si l’on pouvait plonger dans l’océan et descendre vers le fond, on pourrait constater que là, tout est calme, les bruits assourdissants des vagues nous parviennent de plus en plus étouffés et l’obscurité tranquille nous enveloppe peu à peu. …

Beaucoup de textes hindous reprennent cette image de l’océan et des vagues : ces vagues, c’est nous, notre personne manifestée dans ce monde avec nos souffrances, nos agitations, nos combats, notre cinéma mental, notre vie terrestre quoi ! Nous venons nous fracasser sur la plage, ballotés que nous sommes par les circonstances extérieures, par tout ce qui nous arrive : jusqu’au jour où nous réalisons que notre nature profonde, c’est l’eau, la même eau qui constitue l’océan…

Alors là, tout peut changer !

Cette eau tranquille du fond de la mer, c’est moi, fondamentalement, quelle découverte !

Alors, dans ce fracas du monde, dans cette agitation assourdissante, il s’agit de se tourner vers l’intérieur, de ressentir que, profondément, nous sommes de la même Nature que le Tout : en nous tout est calme, silencieux, joyeux et inaltérable !

 

«  En perdant conscience avec sa quiétude intérieure, c’est avec soi-même que l’on perd contact. En perdant contact avec soi-même, on se perd dans le monde.

Le sentiment le plus intime de soi, de son essence, est inséparable du calme intérieur.

C’est le JE SUIS, plus profond que le nom et la forme. » Eckart TOLLE – Quiétude.