Accueil La lettre de Catherine Actu Yoga - oct 2011

 ACTU YOGA, la lettre de Catherine – Octobre 2011



Bonjour à tous,


L’été s’est attardé, nous donnant l’occasion de vivre de beaux jours plein de soleil et de chaleur, après des jours plus tristes et frais en Juillet/Août ; nous nous sommes tous réjouis de ce « bonus », avant les rigueurs de l’hiver…

Cet été indien semble révolu et je me réjouis : enfin l’Automne ! Enfin les jours plus sombres, le vent qui s’engouffre sous le parapluie, les couleurs somptueuses et chaudes des arbres, telles qu’un peintre en rêverait, les volets fermés plus tôt le soir, les lampes allumées et les rideaux tirés sur une intimité retrouvée..

Mon maître m’a appelée Shaarada, qui, entre autre, signifie « automne » : comment sait-il que c’est ma saison préférée ?? Comment sait-il que depuis ma plus tendre enfance, j’aborde l’automne avec enthousiasme et joie ? Automne, temps de « rentrée » : à l’époque, c’était le retour à l’école, le nez plongé dans le parfum subtil des livres neufs…

Aujourd’hui, c’est simplement l’entrée dans une saison de longues nuits, de matins sombres et frais, de marches dans la forêt sur la terre mouillée… Je me suis longtemps interrogée : pourquoi cette attirance, moi qui n’ai jamais vraiment supporté le soleil trop ardent, les paysages complètement ouverts sans rien qui arrête le regard ?

Et maintenant, j’ai la réponse : cette obscurité qui va culminer à Noël, c’est le repli nécessaire, le retour vers l’intérieur, vers l’intime de soi : retour indispensable, introspection obligatoire pour revivre chaque année cette nouvelle naissance, pour aller découvrir la lumière en nous…La lumière de l’étoile du Berger !

Alors, fermons les volets, allumons les lampes et laissons le silence bienfaisant opérer en nous. Retirons nous du monde inondé de soleil pour nourrir notre prochaine naissance et retrouver en nous liberté et tranquillité.

« Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là où ni soleil ni lune ne pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. » Saraha

A bientôt ! OM SHANTI !!
Catherine

Silence ! Taisez-vous ! Voilà ce que j’ai envie de « crier » !

Arrêtez de parler, de discuter, d’analyser, de contredire, de commenter, de disséquer les infos, de jaser, de médire, de supputer, de supposer, de révéler, de pinailler, d’argumenter , de chercher le dernier scoop… ARRETEZ !!! SILENCE !

A chaque fois que les infos s’emballent, que les journalistes et autres commentateurs s’agitent, une image me vient à l’esprit :

L’océan et les vagues pendant une tempête : en surface tout s’agite, les vagues viennent se fracasser sur la plage ou sur les rochers, l’écume frémit, les embruns se dispersent et la tempête explose. Mais si l’on pouvait plonger dans l’océan et descendre vers le fond, on pourrait constater que là, tout est calme, les bruits assourdissants des vagues nous parviennent de plus en plus étouffés et l’obscurité tranquille nous enveloppe peu à peu. …

Beaucoup de textes hindous reprennent cette image de l’océan et des vagues : ces vagues, c’est nous, notre personne manifestée dans ce monde avec nos souffrances, nos agitations, nos combats, notre cinéma mental, notre vie terrestre quoi ! Nous venons nous fracasser sur la plage, ballotés que nous sommes par les circonstances extérieures, par tout ce qui nous arrive : jusqu’au jour où nous réalisons que notre nature profonde, c’est l’eau, la même eau qui constitue l’océan…

Alors là, tout peut changer !

Cette eau tranquille du fond de la mer, c’est moi, fondamentalement, quelle découverte !

Alors, dans ce fracas du monde, dans cette agitation assourdissante, il s’agit de se tourner vers l’intérieur, de ressentir que, profondément, nous sommes de la même Nature que le Tout : en nous tout est calme, silencieux, joyeux et inaltérable !

 

«  En perdant conscience avec sa quiétude intérieure, c’est avec soi-même que l’on perd contact. En perdant contact avec soi-même, on se perd dans le monde.

Le sentiment le plus intime de soi, de son essence, est inséparable du calme intérieur.

C’est le JE SUIS, plus profond que le nom et la forme. » Eckart TOLLE – Quiétude.